Améliorer la luminosité en entreprise,

une idée lumineuse en hiver

Le manque de lumière en hiver, aucun lieu n’y échappe : le domicile, le bureau, l’école ou même les établissements de santé. Le problème est d’autant plus important que le défaut de luminosité au travail ou ailleurs a de multiples conséquences, tant sur le bien-être, la santé que l’efficacité. Mais pas de panique ! Il existe des solutions simples pour faire le plein de lumière durant la période hivernale.

Le défaut de lumière en entreprise, un danger pour la santé, le bien-être et l’efficacité des occupants

Le défaut de lumière en entreprise, un danger pour la santé, le bien-être et l’efficacité des occupants

Avec l’hiver qui arrive, le manque de luminosité – au travail comme à la maison – se fait de plus en plus sentir. Une situation plus problématique qu’il n’y paraît car la lumière joue un rôle fondamental sur notre horloge biologique interne. Le principe est d’ailleurs relativement simple : le jour, le cerveau commande la sécrétion d’hormones favorisant l’activité cérébrale et physique, tandis que la nuit il fabrique notamment de la mélatonine pour permettre le sommeil. Au quotidien, ce cycle peut être altéré par un manque de lumière en entreprise, pouvant avoir différentes conséquences sur l’organisme.

  • Une humeur altérée : l’absence de soleil entraîne chez certaines personnes une baisse d’énergie, une diminution de la motivation et un besoin excessif de sommeil. Le phénomène a d’ailleurs un nom puisqu’il est appelé dépression saisonnière ou trouble affectif saisonnier (TAS). Pour le combattre, il est important de savoir que la vitamine D, sécrétée sous l’effet de l’exposition au soleil, est bénéfique pour le moral.
  • Une diminution de la concentration : la lumière au travail favorise également la concentration et la vigilance. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’éclairage est largement employé dans les usines, notamment pour accroître les performances et réduire les accidents. Quitte, malheureusement, à sur-éclairer. Mais l’exemple se confirme dans d’autres domaines. Selon une étude américaine, une meilleure luminosité des salles de classe permettrait aux élèves de progresser 20 % plus vite en mathématiques et 26 % en lecture [1].
  • Un sommeil moins réparateur : l’absence de lumière en entreprise ou à la maison est une sorte de cercle vicieux. Par manque de motivation la journée, on se dépense beaucoup moins. Conséquences ? Le sommeil est plus difficile et moins réparateur.
  • Un organisme vulnérable : le manque de sommeil réparateur, notamment dû à un défaut de luminosité en entreprise, fragilise le système immunitaire. Non seulement l’organisme est plus vulnérable aux virus, mais le manque d’énergie peut également rapidement se faire sentir. D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’un patient dans une chambre lumineuse nécessiterait moins de médicamentation et guérirait plus vite.
  • Des conséquences sur la vision : le manque de lumière au travail peut aussi diminuer nos capacités visuelles, tout particulièrement pour ceux travaillant quotidiennement sur ordinateur. À cause du défaut de luminosité, les yeux seront davantage sollicités et pourront, à terme, voir leurs performances diminuer. Il est d’ailleurs bon de rappeler que le déficit de lumière naturelle est un déclencheur important dans le développement de la myopie, au même titre que la génétique [2]. Heureusement, il est toujours possible de pallier au manque de lumière naturelle.

46

minutes de sommeil en plus chaque nuit

Le saviez-vous ? La lumière naturelle est indispensable pour mieux dormir.

Selon une étude américaine, la lumière naturelle en open space permettrait aux occupants du lieu de dormir 46 minutes de plus en moyenne chaque nuit [3]. Un enjeu de taille à l’approche de l’hiver, notamment pour mieux recharger les batteries la nuit et être plus efficace le jour.

Le manque de lumière au travail, un mal dénoncé par les actifs

L’importance de la lumière au travail, au domicile, à l’école ou encore en établissement de santé, les Français l’ont déjà bien assimilée. Pour preuve, une enquête menée par Opinion Matters a démontré que 3 actifs sur 10 considèrent l’éclairage de leur bureau comme une source de bien-être et qu’il peut les aider à mieux travailler. Plus parlant encore, près de 9 salariés sur 10 estiment que la lumière affecte fortement leur qualité de vie au travail [4]. Une nouvelle preuve de l’impact des bâtiments sur la santé .

 

Le problème, c’est que la qualité lumineuse en entreprise est loin d’être à la hauteur des exigences. Toujours selon cette même étude, environ 80 % des salariés se disent insatisfaits de leur éclairage de travail et autant constatent des symptômes négatifs causés par le défaut de luminosité en entreprise. Les conséquences dénoncées par les salariés sont d’ailleurs multiples, allant de simples maux de tête (pour 38 % des sondés) à la fatigue oculaire (52 %) en passant par un état de fatigue avancé (37 %). Ce sont d’ailleurs les plus jeunes qui semblent le plus en souffrir, ce qui peut poser problème à l’heure où les millénials ont des attentes fortes en matière de qualité de vie au travail. Dans ces conditions, faire le plein de lumière en hiver devient indispensable pour assurer le bien-être des occupants. Mais attention à ne pas tomber dans l’excès : une lumière trop intense ou de mauvaise qualité peut être à contre-effet. C’est tout particulièrement le cas des lumières trop vives qui ont tendance à agresser les occupants du lieu et à perturber leur cycle physiologique, pourtant vital pour la régulation du sommeil, de l’humeur et de l’énergie.

La lumière en entreprise, un domaine largement réglementé

La lumière en entreprise, un domaine largement réglementé

En période hivernale, il pourrait ainsi être tentant d’accentuer la lumière et d’avoir un usage intensif des fameux néons blancs. Une pratique répandue, mais qui pourtant semble loin d’être efficace. Toujours selon l’étude d’Opinion Matters, 32 % des salariés déplorent également une source d’éclairage artificiel trop lumineuse. Pour trouver le bon compromis, un premier réflexe s’impose : suivre les réglementations en vigueur. L’Officiel Prévention rappelle ainsi que l’éclairage des lieux de travail est encadré depuis août 1983. Les textes de référence sont d’ailleurs nombreux (Décrets n° 83-721 et n° 83-722 du 2 août 1983, Arrêté du 23 octobre 1984, Lettre circulaire DRT n° 90/11 du 28 juin 1990, etc.) [5]. Notons à ce propos qu’ils ont un rôle important dans la labellisation du confort au travail.

En plus de définir des niveaux d’éclairement minimums, la réglementation indique que l’éclairage des locaux de travail doit suivre deux objectifs :

  • faciliter l’exécution d’une tâche : le but est d’assurer une bonne performance visuelle, notamment pour améliorer l’efficacité et réduire la fatigue visuelle ;
  • favoriser le bien-être : pour permettre le confort visuel des occupants, la luminosité au travail doit assurer une bonne qualité de lumière, un éclairement uniforme et la limitation des éblouissements. À titre d’exemple, l’éclairement moyen général ne doit pas être inférieur à 200 Lux dans une pièce où l’éclairement des postes de travail est de 1 000 Lux.

1983

date du décret qui encadre les différences de niveau d’éclairement au sein d’un espace

Le saviez-vous ? La différence d’éclairage au sein des locaux est encadrée par la loi.

Le décret de 1983 encadre également les différences de niveau d’éclairement au sein d’un espace. En effet, aucune zone du local ne doit présenter un niveau d’éclairement inférieur à 70-80 % de la zone la plus éclairée. En d’autres termes, le rapport entre l’endroit le plus sombre et l’endroit le plus lumineux doit être compris au maximum entre 1 et 5.

Manque de luminosité au bureau : les solutions pour y remédier

Pour pallier au manque de luminosité en entreprise ou dans un autre espace, tout particulièrement en hiver, plusieurs solutions sont envisageables. Rappelons néanmoins qu’un diagnostic s’impose avant tout chantier d’amélioration de la lumière intérieure, notamment pour que les solutions prennent en compte la réalité physique du lieu et le ressenti des occupants.

  • Avoir le bon équilibre entre lumière artificielle et naturelle : la lumière naturelle ayant un impact sur les fonctions biologiques, il est important d’avoir le bon ratio entre luminosité simulée et naturelle, tout particulièrement durant la période hivernale où le manque de soleil est criant. Toutes les améliorations de la luminosité au travail doivent donc se faire au vu de cet objectif.
  • Revoir l’organisation de l’espace : la solution la plus simple pour améliorer la luminosité en entreprise est de modifier le positionnement des postes de travail. L’objectif est d’assurer une exposition optimale à la lumière naturelle, tout en limitant les phénomènes d’éblouissement qui, même en hiver, peuvent être une source de gêne considérable.
  • Avoir des sources lumineuses individuelles : tout le monde n’a pas le même rapport à la lumière. Pour certains, une lumière trop vive – même en hiver – peut avoir un impact négatif sur leur créativité. C’est pour cette raison qu’il est indispensable d’offrir à chaque occupant une source lumineuse individuelle qu’il peut régler selon ses besoins.
  • Bien éclairer le plan de travail : il est admis que le niveau de lumière au niveau du poste de travail doit être de 500 Lux environ afin de limiter la fatigue visuelle et d’assurer l’efficacité des occupants. Cela passera notamment par l’ajout de lampes d’appoint.
  • Miser sur des installations innovantes : le manque de lumière en hiver va être d’autant plus anxiogène au sein des salles sombres ou sans fenêtre. Pour y remédier, vous pouvez notamment utiliser des écrans LED reproduisant la lumière du jour et donnant l’impression d’un paysage. Au plafond ou aux murs, ces éclairages vont faire office de fenêtres artificielles et améliorer le confort de la pièce. Si vous disposez d’une ouverture, vous pouvez également miser sur des réflecteurs afin d’augmenter naturellement la luminosité. Autre possibilité : installer des luminaires dont l’intensité varie en fonction de la luminosité ambiante afin de respecter le cycle circadien des occupants.
  • Parier sur les fausses lumières : en hiver, les solutions reproduisant la lumière du jour peuvent également être un moyen d’améliorer la luminosité au travail. En la matière, il existe plusieurs technologies, à l’image de la luminothérapie et de la photobiomodulation. Selon leurs fabricants, ces équipements permettraient d’augmenter l’efficacité des occupants de l’ordre de 15 à 20 %. Notons cependant qu’il ne s’agit que de solutions alternatives qui ne doivent en aucun cas remplacer une meilleure organisation des espaces et l’ajout de sources lumineuses « classiques ».
Avec Kandu, faites le plein de lumière du jour… même en hiver

Pour Kandu, l’amélioration de la luminosité en entreprise, à l’école ou en établissement de santé ne doit rien laisser au hasard. Tout projet doit reposer sur un diagnostic détaillé de la situation. Il va notamment s’appuyer sur des mesures physiques de luminosité, sur les besoins des occupants, sur une analyse « poste à poste » pour évaluer la répartition de la lumière et sur la réglementation en vigueur. C’est à l’issue de cette phase d’analyse qu’il sera possible de préconiser des solutions personnalisées et adaptées aux problématiques de l’espace. L’enjeu ? Assurer une vraie qualité lumineuse au travail en hiver, comme le reste de l’année.

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