La qualité de vie au travail,

le principal enjeu des tiers-lieux

À mesure que l’entreprise et la société évoluent, de nouveaux modes d’organisation du travail font leur apparition. Poussés par une soif de liberté, les actifs sont de plus en plus nombreux à se faire nomades et à adopter les tiers-lieux, ces espaces de travail qui veulent couper avec le bureau traditionnel et le télétravail à domicile. Si bien que les coworking et autres flex office ne cessent de fleurir afin de répondre à leurs attentes. Mais pour cela, faut-il encore que ces nouveaux lieux fassent de la qualité de vie au travail et de l’optimisation de l’espace une priorité.

Des tiers-lieux nés d’une nouvelle organisation du travail

Des tiers-lieux nés d’une nouvelle organisation du travail

Depuis les années 2000, les entreprises assistent au développement de nouveaux modes d’organisation du travail. Espace de coworking, fab lab, espace modulaire… autant de nouveaux lieux de travail qui émergent en France. On les appelle d’ailleurs tiers-lieux car ils peuvent prendre n’importe quelle forme, à condition de ne pas être un bureau attitré en entreprise ou le domicile du télétravailleur (ou de l’indépendant).

Plusieurs phénomènes sont au cœur du développement de ces nouveaux espaces de travail :

  • La transformation digitale : le développement du web et des appareils connectés a permis de détacher le travailleur du sacro-saint bureau individuel. Armé de son ordinateur portable ou de son Smartphone, il peut désormais travailler de façon nomade.
  • Une nouvelle organisation du travail : les entreprises demandent désormais plus de flexibilité et de réactivité à leur équipe. La vie personnelle doit ainsi pouvoir s’adapter aux contraintes professionnelles. Dans ces conditions, tout lieu est susceptible de faire office d’espace de travail.
  • L’économie collaborative : l’emploi de travailleurs non-salariés ne cesse de progresser, +30% en Île-de-France entre 2009 et 2015 [1]. Pour sortir de l’isolement et échanger leurs compétences, ces indépendants sont de plus en plus nombreux à se regrouper au sein d’espaces partagés.
  • De nouveaux besoins : les actifs ont désormais de nouvelles attentes, à l’image des millénials qui recherchent davantage de qualité de vie au travail . Leur quête de flexibilité les amène ainsi à davantage se diriger vers le télétravail ou le flex office (absence de bureau attitré) par exemple, parfois même sous l’impulsion de leur entreprise.
  • La mobilité : de plus en plus d’actifs travaillent dans une ville et habitent dans une autre, parfois même d’un bout à l’autre de la France. Ces professionnels ont donc besoin d’espaces de travail modulaires qui s’adaptent à leur mobilité et à leurs besoins évolutifs.

80%

des télétravailleurs travaillent à leur domicile

Le saviez-vous ? Les télétravailleurs veulent mixer leurs lieux de travail.

On estime qu’environ 80% des télétravailleurs tricolores travaillent à leur domicile [2]. Malgré cela, ils sont 3 sur 4 à penser qu’il est plus sain de mixer les lieux de travail, notamment pour sortir de l’isolement et rencontrer d’autres personnes. Raison pour laquelle les tiers-lieux émergent, dont les espaces de coworking et les espaces modulaires (café, restaurant, etc.).

À chaque travailleur nomade le tiers-lieu dont il a besoin

Si l’open space a su devenir l’un des principaux lieux de travail, il pourrait bien être supplanté par de nouveaux espaces, plus en adéquation avec la conception moderne du travail. Il faut dire que les tiers-lieux ont un atout considérable : ils se déclinent sous toutes les formes : 

  • L’espace de coworking : prenant la forme d’un espace de travail collaboratif, ce lieu favorise les échanges et les rencontres. Leur nombre a d’ailleurs été multiplié par 10 en l’espace de 5 ans [3]. Les prévisions les plus optimistes vont même jusqu’à estimer que le coworking pourrait représenter 123 milliards d’euros et 8 à 13% des emplois en France d’ici 2030 [4].
  • Le bureau mutualisé : qu’il prenne la forme d’un télécentre ou d’un centre d’affaires, cet espace se veut à mi-chemin entre le bureau traditionnel et le coworking. Destinés principalement aux grands groupes, ces lieux permettent d’avoir accès à des bureaux flexibles pour répondre à des besoins ponctuels ou durables.
  • Le fab lab : il s’agit d’un lieu ouvert au public où les travailleurs ont accès à différents outils, dont des machines-outils, pour créer divers objets. Véritable laboratoire de fabrication, cet espace permet de donner vie à des concepts.
  • L’incubateur : aussi appelée accélérateur de startup, cette structure vise à accompagner les projets de création d’entreprise. Considérée comme un tiers-lieu, elle s’adresse aux entrepreneurs innovants qui ont besoin de soutien pour favoriser leur développement.
  • Le flex office : alternative de l’open space, il met fin au bureau attitré en entreprise. Les salariés ont en effet accès à différents espaces, plus ou moins formels, et peuvent changer de poste de travail quand ils le souhaitent afin de trouver un lieu adapté à leurs envies du jour.
  • L’espace modulaire : ce terme désigne généralement des lieux affichant une double activité. Il peut notamment s’agir d’un restaurant qui, en dehors des heures de service, se transforme en espace de coworking afin d’augmenter le taux d’occupation des lieux. Mais cela concerne aussi les cafés, les hôtels et même certaines gares.

1000

nouveaux tiers-lieux attendus en Ile-de-France d’ici 2021

Le saviez-vous ? 1 000 nouveaux tiers-lieux sont attendus en Île-de-France d’ici 2021.

Preuve que les tiers-lieux ont le vent en poupe, leur nombre ne cesse de progresser en France. Alors qu’on en dénombre actuellement 650 en Île-de-France, la région compte en créer 1 000 de plus d’ici 2021, notamment via un investissement de 3,5 millions d’euros réalisé en 2018 [5].

Tiers-lieux : les clés pour garantir la qualité de vie au travail

Face au développement de ces nouveaux modes d’organisation du travail, les professionnels fournissant ces différents services doivent se concentrer sur un élément : l’organisation des espaces de travail. Il faut dire que les tiers lieux n’en sont encore qu’à leurs balbutiements et nécessitent une importante réflexion dans leur conception afin de répondre aux besoins des actifs. Un constat d’autant plus vrai pour les espaces modulaires qui, eux, combinent deux activités différentes. Pour cela, il est primordial de s’intéresser à l’agencement des espaces de travail et de prendre en compte toutes les natures de confort (acoustique, qualité de l’air, luminosité et température).

L’optimisation des espaces au sein des tiers-lieux

Au sein d’un coworking, d’une entreprise pratiquant le flex office ou même d’un espace modulaire, l’organisation de l’espace de travail ne doit pas être prise à la légère. Il est nécessaire de proposer des lieux spécifiques à chaque besoin (espace individuel, bureau partagé, espace de détente, etc.) et de les agencer les uns par rapport aux autres selon une certaine logique. Une mission d’autant plus complexe qu’il faut savoir jongler entre envie de partage et recherche d’intimité.

Le bruit, le danger n°1 des tiers-lieux

Généralement collaboratifs, les tiers-lieux peuvent rapidement devenir une source de nuisance sonore, à l’image de l’open space où le bruit est omniprésent. C’est d’ailleurs la première cause d’inconfort au travail pour 6 actifs sur 10 [6]. Pour s’en prémunir, il est primordial de réfléchir en amont à l’optimisation des espaces de travail, mais aussi d’appliquer des solutions correctives (cloisons, matériaux limitant la réverbération, etc.).

 

La pollution de l’air, une menace sous-estimée

Les gérants des espaces de coworking et autres espaces modulaires en ont peu conscience, pourtant plus de 30% des actifs se disent gênés par un air vicié sur leur lieu de travail [7]. Défaut de ventilation, matériel émettant des COV (composés organiques volatils), humidité, activités des occupants… autant de sources potentielles de pollution qu’il est nécessaire d’anticiper ou de corriger, notamment à travers l’installation d’un système de ventilation ou l’élimination des émissions polluantes à la source.

La luminosité, un facteur de bien-être en coworking

L’exposition à la lumière naturelle est importante pour préserver son rythme biologique, être de bonne humeur et travailler efficacement. Pour les tiers-lieux, trouver le bon compromis entre luminosité naturelle et artificielle est donc essentiel et peut d’ailleurs constituer un élément de différenciation. Il existe même des solutions d’éclairage alternatives lorsque l’espace ne dispose pas d’un accès direct à la lumière naturelle.

Le confort thermique, un casse-tête pour les tiers-lieux

Chaque personne a sa propre sensibilité vis-à-vis du chaud et du froid. Le sujet ne doit pas être écarté pour autant, tant il peut être source de conflit en entreprise adepte du flex office comme au sein d’un tiers-lieu partagé. Pour garantir une bonne qualité de vie au travail à ses salariés ou aux travailleurs nomades, plusieurs solutions sont envisageables : renforcement de l’isolation, réduction des ponts thermiques, etc. Mais attention, si la température optimale est comprise entre 20 et 24°C pour un travail assis, ce n’est pas forcément le cas au sein d’un fab lab par exemple.

Kandu, au service de la qualité de vie au sein des tiers-lieux de travail

Face aux nouveaux modes d’organisation de l’espace et à l’émergence de besoins inédits des travailleurs, les tiers-lieux s’imposent comme une solution d’avenir. Leur conception ne doit cependant rien laisser au hasard, notamment car ils s’adressent généralement à des personnes très exigeantes sur leur qualité de vie au travail. Voilà pourquoi Kandu vous accompagne dans l’optimisation de vos espaces collaboratifs, qu’il s’agisse d’un coworking, d’une entreprise en flex office ou même d’un fab lab.

Sources :

[1] Institut d’aménagement et d’urbanisme – Les tiers lieux : de nouveaux espaces pour travailler autrement
[2] Tour de France du télétravail 2015-2016
[3] BAP – Indice du coworking 2017
[4] Étude Regus 2018
[5] Institut d’aménagement et d’urbanisme – Les tiers lieux : de nouveaux espaces pour travailler autrement
[6] Sondage IFOP pour la Journée Nationale de l’Audition
[7] Étude SBiB – Haute École de Lucerne (2010)

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