La qualité de vie au travail

un facteur de motivation des salariés

Comment améliorer la motivation des salariés par la qualité de vie au travail ?

Alors que les entreprises pointent régulièrement du doigt le manque de motivation de leurs salariés, elles font bien souvent l’erreur de ne pas en chercher la cause. Si les origines peuvent être multiples, il s’avère que la qualité de vie au travail joue un rôle essentiel. Besoin de reconnaissance, équilibre entre vie privée et professionnelle, qualité de l’environnement de travail… autant de facettes de la QVT qui ont impact réel – et parfois mesurable – sur la motivation au travail.

 

Des salariés qui aiment leur entreprise… mais qui manquent de motivation au travail

Un élément est régulièrement mis en avant comme source de difficultés au sein de l’entreprise : le manque de motivation au travail des salariés. Avant d’aller plus loin dans ce propos, il est important de définir ce qu’est la motivation. Pour Vallerand et Thill, elle « représente le construit hypothétique utilisé afin de décrire les forces internes et/ou externes produisant le déclenchement, la direction, l’intensité et la persistance du comportement » [1]. Autrement dit, il s’agit de l’ensemble des efforts déployés par une personne dans la réalisation de son travail, avec intensité et de manière persistante afin d’atteindre des objectifs définis. La nature des efforts peut tout aussi bien être physique, mentale ou intellectuelle.

En la matière, le constat est loin d’être idyllique en France : seuls 6 % des salariés se disent engagés au travail, impliqués dans leurs missions et investis dans leurs tâches du quotidien. Et pour ce qui est des autres employés ? Ils se divisent en deux groupes :

  • 69 % d’entre eux ne sont pas engagés, c’est-à-dire qu’ils sont psychologiquement détachés de leur travail et de leur entreprise ;
  • 25 % sont complètement désengagés, ce qui véhicule de la frustration et de la démotivation pour le travail [2].

Il serait facile de croire que ce manque de motivation au travail s’explique par un désintérêt des salariés pour leur entreprise. En plus d’être facile, ce raccourci est avant tout faux : selon une enquête réalisée par la CFDT, environ 3 actifs sur 4 déclarent « aimer » leur entreprise [3]. Le problème est donc ailleurs.

74%

des actifs travaillent pour vivre et non l’inverse

Il est toujours bon de le rappeler : nous travaillons pour vivre, et non l’inverse.

Les employeurs sont nombreux à demander un engagement excessif à leurs équipes, et ce, en oubliant un élément pourtant tout simple : les salariés travaillent pour vivre et non l’inverse. Pour preuve, 74 % des actifs partagent ce sentiment, tandis que seulement 6 % le désapprouvent [4]. Comprendre cet état de fait, c’est un premier pas pour lutter contre le manque de motivation au travail.

La QVT, une source de motivation au travail aux multiples facettes

Comment expliquer un tel paradoxe : les salariés aiment leur entreprise, mais ne sont pas motivés au travail. Un élément semble pouvoir l’expliquer, 59 % des sondés affirment que leur bien-être au travail n’est pas pris en compte [5] toujours selon l’enquête de la CFDT. Derrière cette notion relativement large – elle va de la quête de sens à la qualité des relations sociales – se dessine la question de la qualité de vie au travail. Pourquoi ? Tout simplement car plusieurs facettes de la QVT ont un impact réel et parfois mesurable sur la motivation au travail.

  • Le besoin de reconnaissance : premier grand facteur jouant sur la motivation au travail, la reconnaissance se traduit de différentes façons selon les salariés. Pour près d’un actif sur deux, la rémunération reste le principal élément jouant à la fois sur la motivation et le besoin de reconnaissance [6]. Mais elle peut également s’exprimer par la valorisation des compétences, les possibilités d’évolution et la responsabilisation des travailleurs.
  • L’identification à l’entreprise : les salariés ont beau aimer leur entreprise, ils ne s’y reconnaissent pas forcément toujours. Il faut dire que la culture et le projet d’entreprise sont deux leviers importants pour améliorer la motivation, mais également pour attirer et fidéliser des talents. Ce sont de ces notions que découlent la sensation d’appartenance et l’engagement au travail.
  • La qualité des relations de travail : les relations sociales entre collaborateurs et avec les supérieurs, l’information mise à disposition, le management et la communication sont autant d’éléments pouvant avoir une influence sur la qualité de vie au travail et, par ricochet, sur la motivation des salariés.
  • La conciliation entre vie privée et professionnelle : derrière la rémunération, la possibilité d’avoir un équilibre entre travail et vie privée constitue le principal facteur de motivation au travail, et ce, pour plus d’un actif sur deux [7]. Un élément qui peut notamment passer par l’usage des tiers-lieux de travail comme vecteur de QVT.

Les conditions de travail, un levier sous-estimé de motivation des salariés

Nous avons volontairement omis une facette de la qualité de vie au travail, jouant pour beaucoup sur la motivation des salariés. Il s’agit des conditions de travail. Une raison l’explique : la qualité physique de l’environnement de travail est un levier, plus que tout autre, sur lequel l’entreprise peut intervenir relativement facilement. Bien que l’optimisation des conditions de travail soit souvent mésestimée – y compris par les travailleurs eux-mêmes -, elle a pourtant  des conséquences mesurables et durables, à la fois sur la QVT et sur la motivation au travail. Pour améliorer cette facette, plusieurs éléments propres aux conditions de travail doivent être pris en compte :

  • Le bruit au travail : il s’agit de l’un des principaux impacts des bâtiments sur la santé des travailleurs et, par conséquent, sur la motivation au travail. Non seulement 6 actifs sur 10 se disent gênés par un environnement professionnel bruyant [8], mais les nuisances acoustiques ont un coût annuel de 18 milliards d’euros pour les entreprises, notamment à cause de la baisse de performance qu’elles engendrent [9].
  • La pollution de l’air au travail: alors que 3 salariés sur 10 se disent gênés par un air vicié au sein de l’entreprise [10], les conséquences sont nombreuses. Au-delà de la problématique sanitaire, la pollution intérieure a un impact fort sur la concentration, l’activité cérébrale et, in fine, sur la motivation au travail.
  • Le défaut de luminosité: la qualité lumineuse en entreprise, tout particulièrement durant l’hiver, a de multiples conséquences, tant sur le bien-être, la santé que l’efficacité des travailleurs. Jouant un rôle fondamental sur notre horloge biologique interne, la lumière est une composante indispensable de la motivation au travail. Preuve de son importance, 9 actifs sur 10 estiment que la lumière affecte fortement leur qualité de vie au travail [11].
  • Les problèmes thermiques au travail : moins mise en avant par les actifs, la qualité thermique de l’environnement de travail influe pourtant indirectement sur leur bien-être et sur leur motivation. Pourquoi ? Non seulement parce qu’il s’agit d’une source de tensions importantes au sein de l’entreprise, mais également car une température inadaptée peut être perçue comme une preuve du désintérêt de l’employeur vis-à-vis des besoins des salariés.

 

Le défaut de motivation des salariés, un mal aux nombreuses conséquences pour l’entreprise

Pour l’entreprise, le manque de motivation au travail est souvent considéré comme le mal du siècle. L’intérêt d’agir sur la qualité de vie au travail, et tout particulièrement sur les conditions de travail, est d’autant plus important que la démotivation des salariés a de nombreuses conséquences sur l’activité.

  • Des effets sur la santé : le défaut de motivation des salariés a des effets directs sur la santé mentale des travailleurs, pouvant entraîner perte de confiance, fatigue ou encore nervosité. Autant de conséquences jouant directement sur l’efficacité des équipes.
  • Un stress accru : alors que 3 salariés sur 10 envisagent de changer de travail car ils sont trop stressés [12], de nombreux actifs préfèrent limiter leur engagement afin de réduire ce sentiment et, ainsi, préserver leur santé mentale du mieux qu’ils le peuvent.
  • Un turnover important : le renouvellement du personnel, un mal que connaissent tout particulièrement les centres d’appel, trouve plusieurs origines. Néanmoins, la démotivation des salariés y joue souvent un rôle important, aussi bien par manque de reconnaissance qu’à cause de mauvaises conditions de travail.
  • Un travail de moindre qualité : le défaut d’engagement se traduit principalement par un manque d’implication (ou d’intensité si l’on préfère le terme de Vallerand et Thill). La qualité du travail s’en voit ainsi impactée, pouvant entraîner une insatisfaction des clients et tirer l’ensemble des équipes vers le bas.
  • Une performance en berne : toutes ces conséquences en ont une plus directe pour l’entreprise, une diminution de l’efficacité et de la productivité. Le manque de motivation des salariés va en effet altérer le fonctionnement global à l’interne, ce qui pourra avoir des conséquences économiques lourdes à long terme.

Face à cette situation, il semble donc indispensable d’améliorer la QVT dans sa globalité en vue de favoriser la motivation au travail. Mais attention : seules des actions construites en accord et pour les salariés sauront véritablement se montrer efficaces.

Jouer sur la motivation des salariés par l’amélioration des conditions de travail

Pour permettre aux entreprises d’optimiser la qualité de vie au travail, Kandu assure un accompagnement de A à Z visant à l’amélioration de l’environnement physique de travail. À travers un diagnostic complet des espaces de travail, la recommandation de solutions sur mesure et la mise en œuvre de correctifs adaptés, Kandu est en mesure d’agir sur les 4 facettes des conditions physiques de travail : la température, la luminosité, la qualité de l’air et l’acoustique. L’objectif ? Permettre aux équipes d’évoluer dans un environnement de qualité et participer à la motivation des salariés.

Sources :

[1] Introduction à la psychologie de la motivation – Vallerand, R. J. et Thill, E. E – 1993
[2] State of the Global Workplace – Gallup – 2017
[3] Parlons travail – CFDT – 2017
[4] Parlons travail – CFDT – 2017
[5] Parlons travail – CFDT – 2017
[6] The Workforce view in Europe – ADP – 2018
[7] The Workforce view in Europe – ADP – 2018
[8] Bruit, Santé Auditive et Qualité de Vie au Travail : quelles réalités ? – Enquête IFOP pour la Journée Nationale de l’Audition – 2018
[9] Analyse et mesure du coût social des pollutions sonores en France – Ademe – 2016
[10] Bruit, Santé Auditive et Qualité de Vie au Travail : quelles réalités ? – Enquête IFOP pour la Journée Nationale de l’Audition – 2018
[11] L’impact de l’éclairage dans les bureaux en France – Opinion Matters pour Lutron Electronics – 2017
[12] The Workforce view in Europe – ADP – 2018

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