Interview Pierre-Aymeric Masse

Responsable technique chez Kandu

Qui se cache derrière la partie technique de Kandu et quels en sont les secrets ?

Pierre-Aymeric répond à quelques questions.

 

Quel est ton parcours ?

Je suis issu d’une formation d’ingénieur en informatique que j’ai complété avec un doctorat en analyse de données. Le choix s’est porté assez naturellement dans ce domaine car j’adore le côté exploration, enquête, de partir de simples observations, de traces d’événements physiques qui arrivent tous les jours et d’essayer de les comprendre. C’est typiquement ce que l’on fait chez Kandu, nous prenons les données d’un bâtiment et nous essayons d’expliquer ce qui s’y passe, s’il est confortable ou pas, ce sont des choses qui m’intéressent beaucoup.

Quelle est la particularité de ton métier ?

Le métier de responsable technique est un métier très touche à tout, où il est nécessaire de s’intéresser à beaucoup de sujets.

Globalement je suis responsable de toute la partie technique du service rendu par Kandu et de tous les services utilisés par les salariés Kandu. L’idée est d’accompagner l’évolution des besoins, que ce soit au niveau du télétravail, du CRM ou encore du site web. Mais aussi, bien entendu, par rapport au service que rend Kandu, autour des diagnostics, au niveau de la R&D, des normes, etcetera.

Il y a également les sujets de recherche, pour toujours être à la pointe sur tous les sujets, que ce soit l’analyse des données, la manière de récupérer les valeurs et bien entendu les capteurs, les kandumètres. Notre outil de mesure connecté, qui est un petit bijou de technologie.

Enfin, il y a aussi toute la partie d’analyse de données, pour laquelle nous avons développé nos propres outils qui nous permettent d’explorer, de comprendre, ce qui se passe dans les bâtiments au travers d’une multitude de données.

Peux-tu nous parler du kandumètre ?

Le kandumètre c’est notre capteur, c’est même la genèse de Kandu. L’idée était d’avoir une solution pour mesurer le confort dans un espace, sans venir avec une palette de matériels, qui coûtent extrêmement cher, qui ont besoin d’être alimentés et qui sont très contraignants car il faut savoir les utiliser.

Le kandumètre est un objet plutôt joli, super simple à utiliser, on tourne la tête, il s’allume et commence à récolter les données nécessaires pour comprendre ce qui se passe dans un espace.

Il permet de mesurer les 4 conforts : acoustique, thermique, visuel et la qualité de l’air. A partir des données récoltées, nous rendons un service aux entreprise, c’est-à-dire que nous sommes capables de qualifier le confort dans les espaces et ainsi trouver ce qui est à améliorer pour pouvoir ensuite préconiser des modifications.

 

Qu’est-ce que tu préfères dans ton travail ?

En tant de responsable technique, ce que j’adore ce sont les 3 côtés :

  • Côté hardware, on touche quelque chose de physique, ce n’est pas simplement informatique, il y a quelque chose de tangible, on le touche, et c’est très satisfaisant de voir le résultat, de le voir fonctionner.
  • Il y a aussi la partie des logiciels, on développe des algorithmes pour mieux comprendre les espaces, qualifier s’ils sont confortables ou pas et ça nous permet de rendre vraiment des services à nos clients, d’améliorer leur quotidien.
  • Il y a aussi la partie veille, en tant que personne très curieuse, j’adore voir ce qui se passe, les idées des autres, de voir comment on peut s’intégrer, comment on peut travailler ensemble, sur des solutions qui sont technologiques.

 

Avais-tu déjà quelques notions de confort avant d’arriver chez Kandu ?

La physique du bâtiment c’est nouveau pour moi, je suis issu du domaine des télécommunications. Mais, dans les locaux, nous étions une équipe de recherche entourée d’une équipe opérationnelle avec des responsables projets et des chargés de clientèle qui passaient un temps fou au téléphone. Je ne connaissais pas forcément le confort, comment on qualifiait le confort, c’était quelque chose d’assez subjectif, mais j’ai très vite compris que c’est très dérangeant de rédiger de longs documents, de poser de longs moments de réflexion, lorsqu’il y a beaucoup de bruit autour de soi.

Le confort en lui-même est un nouveau domaine pour moi, c’est un nouveau champ d’application mais c’est très intéressant car ça touche directement un sujet assez commun à beaucoup de personnes. Car, finalement, nous passons beaucoup de temps dans nos bureaux et ils devraient être confortables, autant que nos espaces personnels, nos chez nous.

 

Quelle est pour toi la particularité du service Kandu ?

Nos outils d’analyse sont un condensé des expertises de Kandu sur ce qu’est le confort. A partir des données que l’on récolte, que ce soit, les données des kandumètres, la météo, ou d’autres données, nous sommes capables d’expliquer le confort dans un espace et de mettre des chiffres sur ce confort pour l’expliquer aux gens. Nous vulgarisons également les résultats, en trouvant les bons mots, les bon messages, la bonne représentation graphique pour exprimer ce qu’est le confort dans un espace.

 

Qu’est-ce qui te rend fier dans ton travail ?

Ce qui me rend vraiment fier c’est le service qu’on rend, c’est pouvoir améliorer le quotidien des employés des entreprises qui nous sollicitent. Parce qu’on améliore les espaces, on voit bien qu’en terme de confort il y a un avant et un après et c’est ce qui est très intéressant. Donc je ne suis pas directement au niveau des clients, par contre quand je vois les gens utiliser nos outils, le service qu’on rend, voir ce que Kandu apporte à ses clients. Je suis très fier de travailler dans une entreprise où le confort des employés est important car nous sommes dans un domaine, en tout cas l’informatique, où le confort des gens n’est pas forcément ce qui est le plus important pour les entreprises.

 

Il y a des choses que tu souhaites ajouter ?

Nous pourrons refaire une interview pour que je vous explique ce que nous sommes en train de développer sur la partie énergétique, il est très intéressant de savoir corréler la consommation énergétique d’un bâtiment avec son confort, car ça permet de chiffrer le confort et c’est une notion qui n’existe simplement pas sur le marché et qui permet aux gens de mieux s’approprier le confort de leurs espaces, qu’est-ce que le confort, combien ça leur coûte, combien ça peut leur rapporter etcetera.

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