Etablissements de santé et crèches

Pourquoi mesurer la qualité de l’air intérieur ?

Loin d’être la préoccupation première des établissements médicaux ou d’éducation, la qualité de l’air intérieur est pourtant une problématique d’importance. Recevant du public jugé plus fragile, les lieux de santé, les crèches et les écoles ont l’obligation de lutter contre la pollution au sein de leurs locaux. Décryptage.

La qualité de l’air intérieur, une problématique sérieuse pour les établissements recevant des publics fragiles

La qualité de l’air intérieur, une problématique sérieuse pour les établissements recevant des publics fragiles

Si la qualité de l’air extérieur est devenue un enjeu de santé publique, l’air intérieur n’a que très rarement droit à autant de considérations. La problématique est pourtant à prendre au sérieux, tout particulièrement au sein des établissements recevant du public, tels que les lieux de santé, les crèches et les écoles.

Conçus avant tout pour répondre à leur rôle premier (le soin, l’enseignement, l’accueil des enfants, etc.), ces établissements n’ont pas toujours été imaginés dans une démarche environnementale globale. Bien qu’ils soient censés être bien dimensionnés à la construction, on se rend souvent compte que le renouvellement de l’air est insuffisant lors de l’exploitation. Et face aux nombreuses sources de pollution auxquelles sont confrontés ces locaux (respiration, activité des occupants, matériaux, matériel, etc.), la qualité de l’air intérieur n’y est pas optimale, ce qui peut avoir de lourdes conséquences pour un public jugé plus fragile.

La pollution de l’air intérieur, un mal aux nombreuses conséquences

En moyenne, nous respirons quotidiennement 15 000 litres d’air [1]. Si celui-ci est pollué, que ce soit par des COV (Composés Organiques Volatils), du monoxyde de carbone, des allergènes ou des particules fines [2], il peut avoir des effets nocifs à plus ou moins long terme.

  • Des effets physiologiques externes : les premiers signes d’une mauvaise qualité de l’air intérieur se développent à l’extérieur du corps. Des irritations du nez et des yeux ainsi que des allergies à répétition doivent ainsi alerter d’une éventuelle pollution.
  • Des conséquences sur l’activité cérébrale : un air intérieur pollué, dont le taux de CO2 est trop élevé par exemple, peut impacter notre capacité de concentration, être cause de somnolence et entraîner des maux de tête. À long terme, cela peut aussi être à l’origine d’anxiété ou de maladies neurodégénératives, comme Alzheimer par exemple.
  • Des troubles cardiovasculaires : l’air est vital pour permettre au cœur de fonctionner correctement et d’assurer une bonne circulation sanguine. Voilà pourquoi la pollution peut être à l’origine d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), de troubles cardiaques, d’hypertension ou encore de formation de caillots.
  • Des problèmes respiratoires : tout particulièrement dans les lieux accueillant du public plus sensible, un air vicié peut entraîner des irritations et des inflammations. Dans les cas les plus graves, les occupants peuvent aussi voir leurs capacités respiratoires diminuer ou développer des maladies chroniques (asthme, etc.) [3].

48000

décès prématurés en France sont dus chaque année à la pollution de l’air

Le saviez-vous ? 48 000 décès prématurés sont dus chaque année à la pollution de l’air en France.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution de l’air intérieur et extérieur cause chaque année 6,5 millions de décès prématurés dans le monde. Un chiffre qui s’élève à 48 000 rien que pour la France et qui entraîne un coût annuel de 100 milliards d’euros, principalement en dépenses de santé [4].

La surveillance de la qualité de l’air, une obligation pour les établissements de santé et les crèches

Pour limiter ces risques, les pouvoirs publics ont décidé de réagir. Dans le cadre du Plan national de Santé Environnement 2009-2013, les établissements sanitaires et sociaux recevant du public doivent désormais se plier à certaines règles afin de garantir un air intérieur non pollué. Obligatoires depuis 2015 pour les crèches et les maternelles, ces obligations sont progressivement étendues afin de concerner tous les établissements accueillant du public d’ici 2023 [5].

Deux actions sont ainsi à mettre en œuvre :

  • La mesure du taux de concentration des polluants : les établissements doivent évaluer et mesurer la concentration de divers composés organiques au sein des locaux accueillants du public. Cela concerne le formaldéhyde et le benzène, classés cancérogènes, ainsi que le dioxyde de carbone, impactant les capacités respiratoires.
  • La surveillance des moyens d’aération : le code du travail impose des performances minimales de renouvellement de l’air par personne, variant en moyenne entre 25 et 60 m3 par heure selon la nature des locaux [6]. Les établissements de santé, scolaires et d’accueil doivent ainsi contrôler l’efficacité de leur système de ventilation ainsi que la présence de poussières dans l’air.

 

Au sein des établissements recevant du public, la surveillance et la mesure de la qualité de l’air doivent être réalisées dans l’année suivant l’ouverture du bâtiment. Ce contrôle est ensuite réalisé de manière périodique tous les 7 ans ou dans un délai de 2 ans en cas de dépassement des valeurs limites définies. Heureusement, les établissements de santé et les crèches disposent de solutions adaptées pour se conformer à ces obligations.

Kandu, le partenaire des établissements d’accueil pour le contrôle de la qualité de l’air

Face aux hautes exigences auxquelles les établissements médicaux et les crèches sont confrontés, Kandu apporte des solutions hautement performantes. Grâce à une technologie de mesure innovante et à l’analyse du ressenti des occupants, nous nous intéressons à toutes les dimensions de l’air intérieur : taux d’humidité, taux de CO2 ou encore taux des différents COV (formaldéhyde, benzène, dioxyde de carbone, etc.). Une démarche globale qui suit un intérêt premier : permettre aux établissements recevant du public sensible de disposer d’un air intérieur de qualité.

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