Le confort intérieur

au service de la qualité de soins

Le confort intérieur au service de la convalescence et de la qualité de soins

 

Le saviez-vous ? Au sein des hôpitaux et des maisons de repos, 4 patients sur 10 en chambre double ne sont pas satisfaits du confort et de la tranquillité des lieux [1]. Manque de lumière, nuisances sonores, mauvaises odeurs ou encore température inadaptée : les motifs d’insatisfaction sont non seulement nombreux, mais aussi préjudiciables pour la santé des patients. Il convient donc d’agir – sur 4 éléments principaux – afin de favoriser la convalescence des patients et des résidents. Une action d’autant plus indispensable qu’un environnement intérieur de mauvaise qualité peut également avoir impact sur le personnel soignant et sur la qualité des soins apportés.

 

1. Agir sur les nuisances sonores

L’amélioration du confort au sein des établissements de santé ne peut se faire qu’à travers une démarche globale, ciblant les principaux risques en présence. En la matière, les nuisances sonores constituent le plus souvent le chantier d’intervention prioritaire, tant ce facteur peut avoir un impact sur la santé et le bien-être des occupants.

 

Le bruit, une menace pour la santé des occupants

À l’hôpital comme en EHPAD, il est primordial que le calme règne, tant il est vital à la convalescence et au bien-être des patients. Il faut dire que les performances acoustiques des bâtiments peuvent avoir de nombreuses conséquences, aussi bien sur les malades que sur le personnel soignant.

  • Une hausse de la médicamentation : au sein d’un environnement bruyant, les patients reçoivent en moyenne davantage de médicaments [2]. Cela s’explique notamment par une convalescence de moins bonne qualité et, par conséquent, plus longue.
  • Un danger pour les personnes fragiles : malades, personnes âgées, nourrissons… le confort des publics fragiles ne peut passer que par un environnement acoustique maîtrisé, principalement car les niveaux sonores élevés peuvent avoir un impact sur le rythme cardiaque, les capacités auditives, voire même sur la tension artérielle [2].
  • Une qualité de soins altérée : le bruit au sein des hôpitaux et des maisons de retraite concerne directement le personnel soignant. À long terme, il peut en effet augmenter le niveau de stress, exacerber la fatigue, impacter la qualité du sommeil et même diminuer la précision et l’efficacité. Autant de maux qui vont avoir des conséquences sur la qualité des soins apportés aux patients. Une situation d’autant plus problématique qu’un environnement bruyant aura aussi tendance à réduire la confidentialité des échanges.

 

Les solutions pour renforcer le confort acoustique

Alors que les établissements de santé ont l’obligation de présenter un niveau d’isolement acoustique compris entre 35 et 47 dB [3], le niveau sonore est en réalité deux fois plus élevé : il est en moyenne de 60 dB le jour et de 70 dB la nuit [2]. Face aux nombreuses menaces que représente un environnement bruyant, pour les patients comme pour le personnel, il est important d’adopter des mesures adaptées. En la matière, plusieurs solutions sont envisageables :

  • réaliser un traitement acoustique des bruits intérieurs, notamment en installant des panneaux acoustiques, du mobilier acoustique ou un plafond absorbant par exemple ;
  • renforcer l’isolation extérieure, principalement via le remplacement des vitrages et autres parois ;
  • choisir des matériaux présentant des qualités absorbantes afin de limiter la réverbération (persistance du son dans un espace suite à l’interruption de la source sonore) ;
  • revoir l’organisation des locaux afin d’isoler les chambres des espaces bruyants (cuisine, accueil, urgences, etc.).

-40%

C’est la réduction moyenne des éveils nocturnes qui a pu être constatée suite au remplacement d’un plafond en plâtre par un plafond acoustique de classe A [2].

2. Assurer un contrôle efficace de la température

La question de la température est essentielle au sein des établissements de santé, tant les résidents et les patients ont généralement une activité limitée. La problématique est néanmoins complexe et demande réflexion puisque les occupants n’ont pas tous le même ressenti et que le personnel, pour sa part, a généralement un haut niveau d’activité.

 

Le défaut thermique, un mal mésestimé

Après le bruit, la performance thermique est certainement l’un des principaux motifs d’insatisfaction : 1 patient sur 4 se plaint en effet d’une température inadaptée au sein des établissements de santé [1]. Alors que ce constat pourrait paraître anecdotique, il est en réalité préjudiciable à plus d’un titre.

  • Une convalescence impactée : sur des publics fragiles, des températures excessivement froides ou chaudes vont avoir des conséquences exacerbées, pouvant causer des complications plus ou moins graves. Alors qu’elle devrait en moyenne varier entre 20 et 24 °C au sein des chambres, la température en été atteint régulièrement les 30 °C, voire même 40 °C au sein de certains espaces [4].
  • Une baisse de l’efficacité : le personnel n’est pas non plus épargné par les piètres qualités thermiques au sein des EHPAD et des hôpitaux. Augmentation de la fatigue, diminution de la dextérité, frissons ou transpiration excessive… autant de maux du quotidien qui vont directement impacter le bien-être des soignants et, in fine, la qualité de leurs interventions.

 

Les pistes pour garantir le confort thermique

En raison des variations en été et en hiver, l’optimisation des qualités thermiques en établissement de santé se doit d’être mûrement réfléchie. Bien que chaque bâtiment soit confronté à des problématiques qui lui soient propres, plusieurs pistes sont généralement envisageables pour agir sur ce poste :

  • développer les équipements personnels de contrôle de la température, tels que les chauffages et climatisations individuels, ainsi que les rideaux occultants, trop souvent absents des chambres ;
  • revoir l’isolation thermique des chambres et des bâtiments, principalement en remplaçant les ouvertures (fenêtres, portes, etc.), en isolant les séparatifs (murs, plafonds et sols) et en limitant les ponts thermiques ;
  • renforcer le contrôle du renouvellement de l’air, et ce, en repensant le système de ventilation et en œuvrant à une meilleure régulation de l’humidité ;
  • au sein des EHPAD principalement, choisir du mobilier participant à un sentiment de température agréable, comme un canapé en tissus, des tapis ou encore des meubles en bois.

 

3. Mesurer et améliorer la qualité de l’air intérieur

Parmi les facteurs de confort en établissement de santé, la qualité de l’air est celui qui a l’impact direct le plus évident sur la santé des patients et des résidents. Malgré cela, son importance est bien souvent sous-estimée, au détriment du bien-être des occupants.

 

La pollution de l’air, un danger difficile à percevoir

Bien qu’elle soit plus difficile à identifier, la pollution de l’air intérieur a des conséquences généralement plus graves sur la santé des patients et du personnel. Un risque d’autant plus prégnant que les établissements de santé y sont particulièrement exposés.

  • Un vecteur de propagation des maladies : les établissements de santé accueillent non seulement des personnes fragiles, mais également malades. Or, la diffusion d’agents infectieux se fait principalement par voie aérienne. En l’absence d’un renouvellement efficace de l’air, ces agents sont susceptibles de stagner et, ainsi, de favoriser la propagation de maladies entre les patients, mais aussi vers le personnel soignant et hospitalier.
  • Un danger pour la santé : l’air contient de nombreuses molécules qui, en trop forte concentration, peuvent avoir des conséquences sur la santé. À titre d’exemple, un taux trop élevé de CO2 peut causer de la fatigue, des maux de tête, ainsi que divers troubles respiratoires.
  • Une surveillance parcellaire : au sein des hôpitaux, la surveillance microbiologique de l’environnement est aujourd’hui largement réalisée, principalement pour limiter le risque d’infections nosocomiales. En revanche, les autres risques ne sont que peu explorés, à l’image de la concentration de dioxyde de carbone ou de la pollution chimique. La menace est pourtant bien présente, tant les établissements de santé utilisent du matériel susceptible de dégager de tels polluants (gaz anesthésiants, désinfectants, réactifs de laboratoire, médicaments, etc.) [5].

7,7%

des personnes ayant une profession médicale ou paramédicale présentent des signes d’asthme, soit l’un des taux les plus élevés parmi toutes les catégories professionnelles [5].

Les axes de travail pour améliorer la qualité de l’air intérieur

À condition de bien identifier l’origine du mal, les établissements de santé disposent de plusieurs leviers pour agir sur la qualité de l’air intérieur, ces derniers devant être employés conformément au cadre réglementaire en vigueur :

  • contrôler régulièrement le taux de polluants, et ce, en réalisant des mesures de la qualité de l’air intérieur systématisées ;
  • optimiser l’aération naturelle, si la situation le permet, principalement en ouvrant les fenêtres de manière régulière et en mettant en place des brasseurs d’air ;
  • renforcer la ventilation des locaux afin d’assurer un renouvellement de l’air efficace, notamment en utilisant des filtres adaptés et en repensant la circulation de l’air ;
  • supprimer les équipements connus pour émettre des polluants ou, lorsque ce n’est pas possible, assurer la ventilation des pièces à la suite de leur utilisation.

 

 

4. Moduler la luminosité en fonction des besoins de chacun

Sur des personnes fragiles, un défaut de luminosité aura bien souvent des conséquences physiologiques décuplées. Un risque dont il convient de tenir compte, et ce, bien qu’il soit généralement difficile à identifier et à percevoir.

 

La lumière naturelle, gage d’une meilleure convalescence

La lumière joue sur de nombreux facteurs biologiques : le rythme circadien, le système immunitaire, la qualité de sommeil et même l’humeur. À ce titre, une luminosité adaptée peut avoir des bienfaits tangibles au sein des établissements de santé.

  • Une guérison plus efficace : réduction de 30 % des antalgiques prescrits, limitation de la durée des séjours, limitation des complications… la lumière naturelle a des effets directs et mesurables sur la santé des patients et sur leur guérison [6].
  • Des soins de meilleure qualité : la luminosité joue également sur l’efficacité du personnel soignant. Comment ? En favorisant la précision d’intervention et en limitant la fatigue principalement, mais aussi plus généralement en ayant un impact indirect sur le bien-être.

 

Les leviers pour agir sur la luminosité

Plus que toute autre problématique, l’optimisation de la luminosité en hôpital et en maison de retraite ne peut se faire qu’au cas par cas. Seule une identification précise des troubles permettra en effet de faire le tri parmi les solutions envisageables :

  • garantir le bon équilibre entre lumière naturelle et artificielle;
  • adapter la luminosité en fonction de la nature de l’espace (chambre, couloirs, salle de repos, etc.) et des besoins des occupants (bien-être pour les patients, efficacité pour le personnel) ;
  • mettre en place des solutions individuelles dans les chambres, notamment via l’installation de rideaux et de lampes personnelles ;
  • repenser l’organisation des établissements, de sorte à favoriser la lumière naturelle au sein des espaces de vie (chambres, réfectoire, etc.).
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Alors que les établissements de santé peuvent désormais disposer d’une note de satisfaction calculée par la Haute Autorité de Santé [1], l’amélioration du confort intérieur est plus que jamais essentielle. La problématique étant protéiforme, il convient d’adopter une démarche globale, allant du diagnostic à la mise en place des solutions préconisées. Fort de l’expérience de Sant-Gobain, Kandu propose un accompagnement de A à Z pour optimiser la qualité d’accueil et de services des hôpitaux et des EHPAD.

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