L’acoustique se met au service de la confidentialité

Bien que la confidentialité soit une obligation pour certains professionnels – médecins, avocats, chefs d’entreprise, etc. -, son respect peut être compromis par une mauvaise insonorisation. Face à ce constat, l’amélioration des qualités acoustiques des locaux apparaît comme la meilleure solution pour garantir le secret professionnel et l’efficacité du travail.

La confidentialité, un impératif pour certains professionnels

La confidentialité, un impératif pour certains professionnels

Le confort acoustique revêt une importance toute particulière pour certains secteurs d’activité, tout particulièrement au sein des établissements de santé, des cabinets médicaux et des cabinets d’avocat. Pourquoi ? Tout simplement car ces professions ont un devoir vis-à-vis de leurs patients ou de leurs clients : le respect de la confidentialité.

Le sujet est d’autant plus central qu’il prend la forme d’une obligation légale :

  • « le secret professionnel de l’avocat est d’ordre public. Il est général, absolu et illimité dans le temps» comme le rapporte l’Article 21-10F1 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 modifiée [1] ;
  • « le médecin doit disposer, au lieu de son exercice professionnel, d’une installation convenable, de locaux adéquats pour permettre le respect du secret professionnel» selon l’article 71 du Code de Déontologie Médicale (article R.4127-71 du CSP) [2].

À travers ces deux textes de loi, on comprend que l’insonorisation du cabinet d’avocat ou du local médical constitue une partie des solutions à mettre en application afin de préserver la confidentialité des échanges.

Rappelons néanmoins que le respect du secret professionnel n’est pas l’apanage des professionnels de la médecine et des avocats. Il concerne en effet d’autres natures d’activités et de locaux, comme les salles de réunion et les salles stratégiques des entreprises, les espaces dédiés à la recherche et au développement ou encore les organes juridiques au sein des sociétés. Autant de typologies d’espaces qui, eux aussi, doivent répondre à des exigences de confidentialité, malgré une absence de cadre réglementaire à ce sujet.

70 dB

maximum pour les établissements de santé

Le saviez-vous ? Des normes encadrent l’acoustique des établissements de santé.
Les établissements de santé ont l’obligation de respecter des règles drastiques en matière d’acoustique, notamment pour une question de confidentialité. Selon leur localisation, ces espaces doivent au minimum présenter un niveau d’isolement d’acoustique compris entre 35 et 47 dB [3] . Ce niveau d’isolement doit d’autant plus être respecté que le  niveau sonore réel moyen peut atteindre 60 dB(A) la nuit et 70 dB(A) le jour (en services d’urgence et salle d’opération) [4] .

 

Un défaut d’acoustique intérieur aux nombreux maux

Bien que le respect de la confidentialité soit pour certain un devoir et pour d’autres une nécessité, la qualité des locaux n’est pas toujours à la hauteur. Qui n’a jamais entendu les échanges du médecin avec un patient depuis l’extérieur, discuté dans une salle de réunion qui résonne ou eu connaissance de discussions juridiques privées dans son entreprise ? Ces situations traduisant un défaut de confidentialité, dû bien souvent à une insonorisation défectueuse, pourront d’ailleurs avoir leur lot de conséquences :

  • Le non-respect du secret professionnel : pour les avocats et les médecins, une mauvaise insonorisation peut aller à l’encontre de leur devoir de confidentialité. Si les effets n’en portent généralement pas à conséquence, cela peut malgré tout être considéré comme une faute et déboucher sur un litige judiciaire.
  • Une menace plurielle : pour les entreprises, ce manque de confidentialité peut entraîner la diffusion d’informations qui n’étaient pas censées « fuiter ». Selon les cas, les conséquences pourront notamment être économiques (perte d’un avantage concurrentiel, communication d’un secret de fabrication, diffusion d’une information stratégique ou opérationnelle, etc.), humaines (annonce d’un licenciement, d’un avertissement, etc.) voire même prudhommales.
  • Une concentration diminuée : au-delà du respect de la confidentialité des locaux médicaux, d’avocats et d’entreprise, une mauvaise insonorisation peut perturber la concentration des interlocuteurs. Des nuisances sonores extérieures peuvent en effet avoir des conséquences sur l’organisme et réduire à la fois la qualité d’écoute et l’efficacité.
  • Des échanges altérés : une personne remarquant que la confidentialité n’est pas assurée dans la pièce (patient, client, collaborateur, etc.) pourra adapter son discours en conséquence. À titre d’exemple, un patient ne se sentira pas aussi libre de parler de ses symptômes s’il sait que d’autres personnes peuvent l’entendre. L’échange ne sera donc pas aussi complet qu’il aurait dû l’être.
  • Une activité qui en pâtit : au final, c’est l’activité même du professionnel qui perd en efficience. Les patients n’expliquent pas leur problème en détail, les clients omettent certaines informations auprès de leur avocat, les collaborateurs ne vont pas au bout de leurs pensées. Autant de situations qui ont un effet majeur : les professionnels ne sont pas en mesure de faire leur travail de façon optimale.

Le saviez-vous ? Le bruit constitue aussi une menace pour la santé.

Si l’on en croit les chiffres de l’OMS présentés plus haut, le niveau sonore au sein des établissements de santé est jusqu’à 2 fois supérieur aux normes en vigueur. En plus d’altérer la confidentialité des échanges, le bruit et les bâtiments vont avoir un impact sur la santé des patients et le confort du personnel soignant. Il est d’ailleurs prouvé que les nuisances sonores diminuent la qualité de sommeil et la capacité de réflexion, tout en augmentant la médicamentation [5].

Des solutions acoustiques pour garantir la confidentialité

Des solutions acoustiques pour garantir la confidentialité

Le respect de la confidentialité des avocats, des professionnels de la santé et des entreprises passe donc par une action incontournable : la refonte de l’isolation sonore. S’il est important de mesurer la qualité de l’air dans les locaux  avant d’entreprendre toute intervention, cela vaut également pour l’acoustique. Seule une étude in situ permettra en effet de révéler les problèmes sonores en établissement médical, au sein des cabinets ou des sociétés. Les tests en laboratoire et projections ne seront pas suffisants, dans la mesure où la perception de l’environnement acoustique passe également par l’utilisation des locaux et les conditions de travail.

Pour un diagnostic complet, plusieurs données seront nécessaires :

  • Les mesures physiques du niveau sonore en conditions réelles sur une période longue, notamment pour comparer les résultats de l’espace lorsqu’il est vide et occupé ;
  • Le ressenti des occupants et des utilisateurs ;
  • Une analyse contextualisée afin de comparer les résultats aux normes en vigueur ;
  • Les attentes des occupants en matière de confort acoustique intérieur;
  • Les contraintes techniques du local (bureau ouvert, espace disponible, etc.) ;
  • Et des mesures complémentaires si le projet l’exige, comme celles d’isolement, de réverbération ou de la décroissance spatiale.

 

C’est à l’issue de l’analyse acoustique du cabinet médical ou d’un autre local professionnel qu’il sera possible de recommander et de mettre en œuvre des éléments correctifs. Cette première étape permettra notamment d’identifier la nature des bruits, leur origine et leur moyen de propagation. À partir de ces conclusions, il sera possible de trancher entre les différentes solutions envisageables. Étant donné que la confidentialité des échanges est le principal enjeu que nous mettons en avant ici, les solutions à prendre pourront être :

  • Le traitement acoustique des bruits intérieurs (plafond absorbant, panneaux acoustiques, rondin absorbant, etc.) ;
  • L’isolation des nuisances extérieures (vitrage, parois, etc.) ;
  • La sélection de matériaux spécifiques pour limiter la réverbération ;
  • La réorganisation de l’espace pour, par exemple, isoler la zone concernée ;
  • La création de zones isolées (pièce fermée, box acoustique, etc.) ;
  • Le masquage sonore dans les espaces à faible temps d’occupation (salle de réunion, etc.).

 

N’oublions pas cependant que pour les hôpitaux, les maisons de convalescence, les salles de réunion ou les cabinets d’avocat, la confidentialité n’est pas l’unique enjeu. Ces espaces doivent en effet répondre à de nombreux autres impératifs (qualité d’accueil, praticité, esthétique, etc.). C’est pour cette raison que tout projet d’amélioration de la qualité de vie intérieure et des performances des bâtiments devra tenir compte de l’ensemble des conforts (thermique, qualité de l’air, luminosité), des contraintes propres à chaque activité et des spécificités de chaque espace (salle d’attente, salle d’opération, salle de réunion, etc.).

Mettre l’acoustique au profit de la confidentialité avec Kandu

Fort d’un long savoir-faire en sciences du bâtiment, tiré notamment de son appartenance au groupe Saint-Gobain, Kandu est parfaitement conscient des problématiques de confidentialité auxquelles sont confrontés les professionnels. Notre expérience nous permet ainsi de proposer des solutions acoustiques performantes et adaptées aux contraintes de chaque activité, tout en respectant les différents impératifs en jeu.

Sources :

[1] Règlement Intérieur National de la profession d’avocat (RIN)
[2] Article R4127-71 du Code de la santé publique
[3] Arrêté du 25 avril 2003 relatif à la limitation du bruit dans les établissements de santé
[4] Organisation Mondial de la Santé
[5] Organisation Mondial de la Santé – Ecophon Saint-Gobain

 


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